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Que mangent les animaux ?

Contrairement aux plantes et aux champignons, les animaux recherchent leur nourriture de manière active, en se déplaçant et en ingérant d’autres êtres vivants.

LES GRANDS RÉGIMES ALIMENTAIRES DES ANIMAUX

En fonction de ce qu’ils mangent, on peut répartir les animaux en quatre grands groupes :

– les herbivores mangent de l’herbe et toute sorte de nourriture venant des végétaux : des feuilles, des tiges, des fruits, des racines ;

– les carnivores mangent des animaux et de la chair animale ;

– les omnivores mangent des deux : à la fois des plantes et des animaux ;

– les détritivores se nourrissent de débris animaux ou végétaux.

TOUTES SORTES DE RÉGIMES SPÉCIALISÉS

Mais il existe toutes sortes de variantes à ces régimes alimentaires, et des alimentations plus ou moins spécialisés. Certains animaux (comme l’homme) mangent tout ce qui est comestible, mais d’autres ne consomment qu’une catégorie d’aliments.

Le koala, par exemple, ne mange que des feuilles d’eucalyptus, tandis que la girafe ne se nourrit presque que de feuilles d’acacia. L’échidné d’Australie ne mange que des insectes (il est insectivore) ; la sangsue ne consomme que du sang (elle est hématophage) ; les roussettes (de grandes chauves-souris tropicales) recherchent les fruits mûrs (elles sont frugivores), etc.

COMMENT LES ANIMAUX TROUVENT-ILS LEUR NOURRITURE ?

Les herbivores broutent l’herbe ou arrachent les feuilles des arbres. Certains cueillent des fruits en grimpant aux arbres ou trouvent des racines en creusant le sol.

La plupart des carnivores sont des prédateurs, qui chassent et capturent des proies vivantes. Mais certains sont des « voleurs », qui laissent à d’autres chasseurs le soin de récolter la nourriture. C’est le cas par exemple de la frégate superbe (un grand oiseau marin des régions chaudes), qui attaque à coups de bec les oiseaux pêcheurs pour leur dérober leur prise. Les charognards sont des carnivores particuliers, qui se nourrissent de cadavres d’animaux.

Certains animaux parasites d’autres animaux (par exemple la tique, qui se nourrit de sang) peuvent également être considérés comme des carnivores, tandis qu’on peut ranger les animaux parasites de plantes (par exemple la cochenille, qui se nourrit de sève) parmi les herbivores.

La communication chez les animaux

Les animaux ne vivent pas isolément les uns des autres. Ils communiquent entre membres d’une même espèce ou avec les autres espèces qui vivent dans le même milieu qu’eux.

Cris, danses, caresses, épouillage… les animaux émettent des signaux de communication et tiennent compte de ceux émis par leurs congénères ou par les individus d’autres espèces.

À QUOI SERT LA COMMUNICATION ?

La communication est indispensable à la vie quotidienne. Au sein d’une même espèce, elle joue un rôle très important dans :

– la reproduction : pour la recherche d’un partenaire, la séduction, la formation d’un couple ;

– les soins donnés aux petits : les oisillons, par exemple, « disent » à leurs parents qu’ils ont faim en ouvrant grand leur bec ;

– la défense contre les prédateurs : chez les animaux sociaux comme les chiens de prairie, des guetteurs sont postés pour surveiller les alentours ; ils préviennent le reste du groupe s’ils perçoivent un danger, par exemple en poussant des cris stridents ;

– la recherche de nourriture : les abeilles dansent pour indiquer aux autres ouvrières qu’elles ont trouvé un champ de fleurs ; les fourmis déposent sur le sol des pistes chimiques pour indiquer une source de nourriture ;

– la défense du territoire : le cerf brame pour prévenir les autres cerfs qu’il est chez lui ;

– la domination d’un groupe : les gorilles dominants manifestent leur puissance et intimident les autres en frappant leur poitrine ;

– la cohésion du groupe chez les animaux qui vivent en société (les primates, les insectes sociaux comme les abeilles, etc.) : c’est généralement chez ces espèces que l’on trouve les modes de communication les plus diversifiés et les plus élaborés. Les singes, par exemple, ont tout un éventail de mimiques du visage pour exprimer leurs sentiments, leurs humeurs et leurs intentions.

Entre espèces différentes, la communication sert surtout à avertir et dissuader les prédateurs ou agresseurs. Le crotale, par exemple, met en garde les intrus en agitant sa sonnette.

COMMENT LES ANIMAUX COMMUNIQUENT-ILS ?

L’échange d’informations se fait au moyen de signaux de différentes sortes faisant appel à tous les organes des sens. Il arrive souvent que différents types de signaux soient utilisés de façon combinée pour affiner ou pour appuyer le message.

Par les odeurs et les molécules chimiques

Une des formes de communication chez les animaux est la communication chimique qui passe par l’odorat et le goût. Elle consiste essentiellement à produire et à émettre dans l’air des molécules chimiques appelées phéromones. Les papillons de nuit femelles, par exemple, diffusent dans l’air des phéromones que les mâles peuvent « sentir » à des kilomètres de distance.

Les mammifères se servent aussi de signaux chimiques pour marquer leur territoire. Ils déposent par exemple des substances odorantes sur les arbres. Les femelles de nombreux mammifères manifestent également, par des odeurs particulières, le fait qu’elles sont prêtes à s’accoupler.

Par la vue

Il existe plusieurs sortes de signaux de communication visuels :

 

– les couleurs : par exemple des taches sur le plumage ou le pelage, l’apparition à certaines époques de l’année de couleurs très vives, etc. Les mâles de nombreux oiseaux, par exemple, arborent des couleurs chatoyantes, alors que les femelles ont un plumage assez terne. Les dendrobates, petites grenouilles d’Amérique du Sud, arborent des couleurs très voyantes, signalant ainsi à leurs prédateurs qu’elles sont toxiques ;

–des caractéristiques physiques qui dépendent de l’âge ou du sexe : les mâles des cervidés, par exemple, ont de grands bois, alors que les femelles n’en on pas ; chez l’anolis (un grand lézard d’Amérique du Sud), le mâle déploie sous son cou, à la saison des amours, une grande membrane rouge vif ;

– les positions et les mouvements du corps : ce sont par exemple les mimiques faciales des canidés, des félins et des primates, mais aussi les « danses » effectuées par certains animaux pendant la parade nuptiale ;

– la lumière émise par les lucioles et par certains poissons.

Par les sons

Les animaux communiquent entre eux par toutes sortes de cris et de chants. Ce sont par exemple le rugissement du lion, le miaulement du chat, le hurlement du loup, le brame du cerf, les chants des oiseaux ou les « crissements » des cigales et des grillons.

Mais cris et chants ne sont pas les seuls signaux acoustiques existant dans le règne animal : les pics, par exemple, communiquent entre eux (surtout au moment de la saison des amours) en tambourinant sur des troncs d’arbres, tandis que certains poissons émettent de véritables grognements.

Par le toucher

La communication des animaux passe aussi par le toucher. Ce sens est particulièrement important chez les animaux qui vivent en société : de nombreux singes (ce sont par exemple les séances d’épouillage), des canidés comme les loups ou les chacals, les lions, mais aussi des insectes sociaux comme les fourmis (qui se « parlent » en se touchant les antennes) et les abeilles.

Les espèces qui vivent dans un environnement sombre, défavorable à la vision, développent aussi une communication basée sur le toucher. C’est le cas par exemple des poissons des abysses (les grandes profondeurs des océans).

Les animaux de compagnie

Depuis que l’homme a commencé à domestiquer des animaux, il y a plus de 10 000 ans, certains d’entre eux, d’abord utilisés pour le travail ou pour fournir de la viande, ont peu à peu acquis le rôle de l’accompagner dans sa vie quotidienne et lui tenir compagnie.

Les chiens, par exemple, ont petit à petit été de moins en moins utilisés pour leurs aptitudes naturelles (chasser, garder des troupeaux) et sont devenus des membres de la famille à part entière. Il en est de même pour les chats, domestiqués à l’origine pour chasser les rongeurs qui ravageaient les réserves de grains.

LES ANIMAUX DE COMPAGNIE « CLASSIQUES »

On recense aujourd'hui des millions d’animaux de compagnie dans le monde. En France, par exemple, il y a en près de 50 millions, et au Canada, plus de 15 millions. Il s'agit majoritairement de poissons, de chiens et de chats, mais aussi de hamsters, de cochons d’Inde, de lapins ou d’oiseaux comme les perroquets ou les perruches.

LES NOUVEAUX ANIMAUX DE COMPAGNIE

Depuis quelques dizaines d’années, d’autres animaux ont fait leur apparition dans les foyers. Ce sont le plus souvent des animaux exotiques : on les appelle des nouveaux animaux de compagnie (NAC).

Les araignées, les iguanes ou les serpents sont parmi les plus courants. Ces animaux, qui dans la nature refusent tout contact avec l'homme, ne sont pas domestiqués (au mieux apprivoisés). De nombreuses espèces sont venimeuses, comme les mygales ou les cobras, ou dangereuses, comme le boa constrictor, le varan ou le tigre.

LES ANIMAUX DE COMPAGNIE ET LES ESPÈCES MENACÉES

Parmi les animaux de compagnie, nombreux sont ceux (à l’exception des chats et des chiens) qui appartiennent à des espèces menacées de disparition dans leur milieu naturel, aussi bien parmi les animaux de compagnie classiques (les perroquets et les perruches par exemple) que parmi les NAC (c’est le cas des félins sauvages comme la panthère, de tous les singes, des iguanes, des crocodiles, des hippocampes).

Pour certaines espèces, par exemple les chiens de prairie ou certains perroquets ou perruches, il existe des élevages pour le marché des animaux de compagnie. Pour d’autres en revanche, les animaux sont capturés dans la nature, ce qui augmente le risque de disparition de l’espèce. C’est la raison pour laquelle leur commerce et leur capture sont très réglementées par des lois internationales, notamment par la Cites (Convention sur le commerce international des espèces de flore et faune sauvages menacées d’extinction). Pour les espèces les plus menacées, il est interdit de capturer, de vendre ou de posséder un animal.

Cependant, la demande croissante pour des animaux de ce type a encouragé la contrebande d'animaux, et le trafic d’espèces menacées se poursuit. Il faut donc s’assurer, avant d’acquérir un animal, qu’il provient bien d’un élevage (le vendeur doit fournir un « certificat de naissance »), ou que son commerce est autorisé.

 

l’épouillage chez le babouin

le chant des oiseaux

 

 

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