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La femme en Tunisie et en  monde arabe

Tunisie: La Tunisie célèbre aujourd'hui la Journée de la femme arabe   

 

La femme célèbre aujourd'hui, en Tunisie, la Journée de la femme arabe, tout en étant fière des réalisations accomplies en sa faveur et de la place de choix qu'elle occupe désormais au sein de la famille et de la société, grâce à la ferme volonté du Président Zine El Abidine Ben Ali, qui a veillé, depuis l'avènement du Changement, à hisser les droits de la femme au rang de valeurs nationales constantes. 

Cette journée du 1er février, instituée par la communauté arabe comme journée de la femme arabe, offre une opportunité idoine pour confirmer la prise de conscience profonde du fait que la promotion de la situation de la femme constitue une condition sine qua non pour la réalisation du développement social, économique et humain dans les pays arabes, et insister sur la nécessité de coordonner les efforts, les politiques et les plans des différents Etats arabes tendant à améliorer la place de la femme et à conforter sa contribution au gain des enjeux du développement intégral. 

Tout en présidant la session actuelle du conseil exécutif de l'Organisation de la femme arabe, la Tunisie veille avec le soutien constant de Mme Leïla Ben Ali, épouse du Chef de l'Etat, à contribuer par sa riche expérience dans ce domaine à ce que la femme demeure un élément actif dans la société arabe, capable de prouver ses compétences et ses potentialités.

Néanmoins, la spécificité de l'étape actuelle confirme que la promotion de la situation de la femme arabe est une condition fondamentale pour réaliser les aspirations des sociétés arabes à davantage de progrès, de prospérité et de contribution agissante à l'enrichissement de la civilisation humaine.  

La Tunisie, qui a été pionnière dans le monde arabo-musulman dans la promulgation d'un Code du statut personnel (CSP) et qui a célébré, au cours de l'année écoulée, le cinquantième anniversaire du CSP, un acquis législatif majeur, est déterminée à préserver ces acquis avant-gardistes réalisés au profit de la femme et est profondément consciente du fait que la promotion et la consolidation de ces acquis représentent un choix civilisationnel de principe pour l'édification de la Tunisie de demain. 

Aussi, la Tunisie oeuvre-t-elle, sous l'impulsion du Président Ben Ali, à soutenir les efforts déployés, à l'échelle régionale et internationale, pour diffuser les valeurs d'égalité, de solidarité et de modernité, tout en étant convaincue que la progression sur la voie de la modernité et du développement est une responsabilité commune, dans le cadre de laquelle la femme occupe une place fondamentale dans la mesure où elle représente une école pour les jeunes générations, un rempart solide de modernité et un pilier de l'invulnérabilité des sociétés contre toute forme d'extrémisme et de régression. 

Les conditions optimales garanties aujourd'hui à la femme tunisienne pour exercer sa citoyenneté et accomplir son rôle au sein de la famille et de la société, en tant que partenaire à part entière bénéficiant de tous ses droits et exerçant ses devoirs, constituent un acquis pour la femme arabe et un modèle exemplaire allant de pair avec les impératifs du présent, qui interagit avec les enjeux de l'avenir et atteste de la capacité des sociétés arabes à consolider leur adhésion à l'élan de modernité.  

Mme Nouzha Chekrouni réaffirme la volonté du Maroc de promouvoir la situation de la femme

Le Caire le : 19/12/2004  

      Mme Nouzha Chekrouni, ministre chargée de la communauté marocaine à l'étranger et Secrétaire générale de la commission des affaires de l'action de la femme arabe à l'Organisation arabe du travail, a affirmé que l'établissement d'un lien étroit entre la situation des femmes marocaines et les enjeux du développement et de modernisation au Maroc est le résultat de l'effort global entrepris par les forces de la modernisation et de la démocratie et les différentes composantes de la société civile. 

Mme Chekrouni qui intervenait dimanche à l'ouverture d'une rencontre arabe organisée par la commission sur la femme et la prise de décision, a exprimé l'attachement du Maroc à la reconnaissance du rôle de la femme et de sa citoyenneté pleine et entière comme condition de succès du projet sociétal, réaffirmant la volonté du gouvernement marocain de promouvoir la situation de la femme et de procéder à l'harmonisation des lois la concernant avec les conventions et accords internationaux. 

La stratégie du gouvernement marocain, a-t-elle expliqué, est fondée sur la nécessité de la mise au point d'une approche permettant aux femmes d'avoir accès aux postes de responsabilité et de décision. 

Mme Chekrouni a fait plusieurs propositions devant la commission concernant la coordination avec la Ligue arabe, l'organisation d'une conférence régionale sur le thème de la femme et la prise de décision, le lancement d'un site réservé à la commission et la dynamisation de la 7ème recommandation de la précédente réunion de la commission relative à la candidature de femmes aux organes constitutionnels de l'Organisation arabe du travail. 

Elle a également proposé d'adresser un appel aux pays arabes accueillant la main d'oeuvre étrangère, les incitant à respecter les principes des droits de l'Homme, à protéger la femme et à ratifier les conventions arabes relatives aux droits sociaux des migrants. 

La rencontre de deux jours à laquelle participent les membres de la commission des affaires de la femme arabe de Jordanie, du Bahrein, de Tunisie, d'Irak et du Maroc, des représentants des employeurs et des employés de plusieurs pays et des experts en matière des droits de la femme, discutera, notamment, des opportunités offertes à la femme arabe pour accéder aux postes de décision et de la position de la femme arabe, elle-même, sur le processus de prise de décision en tant que concept et pratique.     

Dans le monde arabe, les femmes ne réalisent toujours pas pleinement leur potentiel et l’égalité des chances leur est toujours refusée, affirme le rapport du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) publié le 7 décembre sur la situation des femmes arabes, notamment dans le domaine de la santé, de l’éducation et de la participation à la vie politique.

Ce Rapport affirme que, « malgré l’égalité que le droit international accorde aux femmes arabes, malgré les multiples talents de ces dernières et les réalisations à leur actif dans différentes sphères de l’activité humaine, et malgré leur contribution inestimable au sein de leur famille et de la société, de nombreuses femmes ne sont pas encouragées à développer leurs capacités et à les utiliser au même titre que les hommes. Dans la vie publique, des facteurs culturels, juridiques, sociaux, économiques et politiques empêchent les femmes d’accéder comme les hommes à l’éducation, à la santé, aux opportunités professionnelles, aux droits civiques et à la représentation politique. Dans la vie privée, les schémas éducatifs traditionnels, les dispositions discriminatoires du droit de la famille et le code du statut personnel perpétuent les inégalités et la subordination. »

situation de la femme et l'occupation étrangère :

« Ce Rapport indique que l’occupation étrangère et la « guerre au terrorisme » constituent les principaux freins au développement de nombreux citoyens arabes, hommes ou femmes. « Les femmes souffrent à double titre pendant une occupation étrangère » affirme le Rapport, et, bien souvent, les droits et les libertés fondamentaux des citoyens arabes, depuis le droit à la vie jusqu’aux droits sociaux et économiques, en passant par les droits civiques et politiques, sont en permanence bafoués. »
Les islamistes et la femme arabe :


Concernant les islamistes et la femme, le rapport souligne que « Les mouvements islamiques, souvent uniformément qualifiés de forces malveillantes en Occident, sont en réalité dans bien des cas à l’avant-garde de l’autonomisation des femmes, affirme le Rapport. "Au cours des cinq dernières décennies, la dynamique interne de ces mouvements, leurs relations avec l’ensemble de la société et leurs positions sur des questions sociales vitales, sur les droits humains, la bonne gouvernance et la démocratie, ont significativement évolué", explique le Rapport. »

« Selon le RADH, la plupart des mouvements islamistes dominants assistent au développement remarquable, en leur sein, d’une nouvelle génération de dirigeants, relativement plus jeunes et éclairés. De plus, ils connaissent une dynamique ascendante vers davantage de démocratie interne, qui part de la base la plus large, affirme le Rapport. Néanmoins, ces évolutions positives ne font pas disparaître certains courants minoritaires, qui pourraient chercher à remettre en cause la liberté et la démocratie s’ils arrivaient au pouvoir, particulièrement pour ce qui touche aux femmes. »

 

 

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