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| Formules : références
et
fonctions | |
Chaque cellule peut recevoir une formule de calcul,
l'évaluation de cette formule fournissant une valeur. C'est cette valeur qui
apparaît à l'écran. Pour que le tableur comprenne que le contenu d'une cellule
est une formule, on utilise la convention suivante : une formule commence
toujours par le symbole =. Une formule est un ensemble de calculs effectués
à l'aide d'opérateurs (opérateurs arithmétiques usuels + * -...,
opérateurs de comparaison < > =..., etc) et de fonctions sur
des données (fonctions statistiques, financières, mathématiques...). Les données
peuvent être inscrites littéralement dans la formule ou peuvent se trouver dans
d'autres cellules. Le mécanisme permettant d'accéder à partir d'une cellule à
une valeur se trouvant dans une autre cellule est appelé référence.
Nous allons, dans ce paragraphe, présenter les références, puis les fonctions et
les formules.
| 6.1 |
Références à une
cellule | | Chaque
ligne d'une feuille de calcul est repérée par un numéro. Chaque colonne est
repérée par une lettre (de A à Z, puis de AA à AZ, puis de BA à BZ, etc...).
Ceci permet de désigner une cellule par une lettre et un chiffre qui repèrent la
colonne et la ligne à l'intersection desquelles elle se trouve.
Considérons
l'exemple suivant : on désire disposer 4 multiplications sur la feuille de
calcul de la façon suivante, les produits étant calculés par Excel grâce à des
formules adéquates.

Une première
solution consiste à écrire soi-même toutes les formules pour calculer les
produits, ce qui donne :
 | formule en C6 : =C4 * C5
 | formule en F6 : =F4 * F5
 | formule en C10 : =C8 * C9
 | formule en F10 : =F8 * F9 |
| | |
Autrement dit, il
faut taper quatre formules différentes, alors que le principe du calcul est
toujours le même : effectuer le produit de la valeur se trouvant deux lignes
au-dessus par la valeur de la cellule se trouvant immédiatement
au-dessus.
Une autre façon de procéder est cependant possible : écrire la
première formule dans la cellule C6. Ensuite on utilise le
Copier-Coller. La cellule C6 est copiée puis collée en F6,
C10 et F10. Que se passe-t-il lors d'une opération Coller ? A
priori on pourrait s'attendre à ce que la formule soit recopiée telle quelle :
on obtiendrait alors la formule =C4*C5 dans la cellule F6,
ce qui n'est pas précisément ce que l'on désirait. Ce n'est cependant pas ce qui
se passe. La formule obtenue en F6 est bien =F4*F5.
Pourquoi ?
Cela vient du fait que les références utilisées lors de
l'écriture de la formule dans la cellule C6 sont des références
relatives. Ainsi C4 désigne davantage la cellule se trouvant deux
lignes plus haut dans la même colonne (et qui se trouve être la cellule
C4 !) que la cellule C4 elle-même. Lorsque cette formule est
recopiée dans le presse-papiers, c'est ce point de vue qui est conservé. Lors du
collage dans la cellule F6, la référence est modifiée pour continuer à
désigner la cellule se trouvant deux lignes plus haut dans la même colonne.
Ainsi C4 se transforme en F4 et C5 se transforme en
F5, etc... Les formules obtenues sont bien celles que l'on espérait
!
Considérons
maintenant l'exemple suivant : on désire écrire la table de multiplication du
nombre se trouvant dans la cellule E2.

De nouveau,
les formules que l'on veut copier dans les cellules B5 à K5
sont toutes du même type : faire le produit du contenu de la cellule E2
par le contenu de la cellule immédiatement au-dessus. On va donc écrire cette
formule une seule fois dans la cellule B5, puis la recopier dans les
cellules suivantes à l'aide du Copier-Coller.
Si l'on s'en tient à ce que
l'on connaît pour l'instant, on est tenté d'écrire simplement la formule
=E2*B4 dans la cellule B5. Que se passe-t-il si on recopie
cette formule dans la cellule voisine ? Les références utilisées sont des
références relatives, donc lors de la recopie, ces références sont modifiées
pour désigner toujours la même position relative de cellule.
Ainsi, en
B5, B4 désigne en réalité la cellule se trouvant à la ligne
précédente dans la même colonne. Après Copier-Coller dans la cellule voisine, la
référence est modifiée pour désigner à nouveau la cellule de la ligne précédente
et de la même colonne, ce qui donne C4. C'est bien ce que l'on voulait
obtenir.
Examinons maintenant le cas de la référence B2 utilisée
dans la formule en B5. Elle désigne en réalité la cellule se trouvant
trois lignes plus haut et trois colonnes à droite. Après Couper-Coller de la
formule en C5, cette référence est modifiée pour désigner la cellule se
trouvant dans le même position relative, à savoir la cellule F2
!
Catastrophe ! Ce n'est pas du tout ce que l'on voulait obtenir !
Comment s'en sortir ? Dans la cellule B5, il faut utiliser une
référence absolue sur la cellule E2. Une telle référence
s'obtient en faisant précéder la lettre de la colonne et le numéro de la ligne
par un signe '$' : cela donne l'écriture $E$2. Cette écriture
désigne réellement la cellule E2, et non pas la cellule se trouvant
trois lignes plus haut et trois colonnes à droite. Lors d'une opération de
Couper-Coller, la référence n'est pas modifiée.
Finalement, la bonne
formule à écrire dans la cellule en B5 est =$E$2*B4. Après
recopie en C5, on obtient la formule =$E$2*C4 (la
référence absolue n'est pas modifiée, la référence relative est mise à jour).
Qu'obtiendrait-on après recopie dans la cellule F5 ?
Une
référence absolue désigne de manière absolue la ligne et la colonne de
la cellule référencée, ceci se fait en faisant précéder les références aux ligne
et colonne du symbole $ (exemple $E$2) ; une référence
relative, quant à elle, désigne de manière relative la ligne et la colonne
de la cellule référencée (exemple E2).
La référence
mixte est un mélange des deux modes de référence vus précédemment. La
référence mixte permet de désigner la ligne de manière absolue et la colonne de
manière relative (ou l'inverse) : ainsi écrire =$C4 dans la cellule
D5 référence la cellule située dans la colonne C (référence absolue
pour la colonne par l'utilisation d'un signe $) et dans la ligne précédente
(référence relative pour la ligne, pas de signe $ devant le numéro de
ligne).
Lorsque
des calculs similaires ont lieu en plusieurs endroits du tableau, il faut se
poser la question de l'utilisation des références absolues, relatives ou mixtes.
 | Si je copie la formule sur une même ligne : est-ce-que la cellule
référencée doit se déplacer de la même façon ? Si oui, la référence sur la
colonne doit être relative. Si non, la référence sur la colonne doit être
absolue.
 | Si je copie la formule sur une même colonne : est-ce-que la cellule
référencée doit se déplacer de la même façon ? Si oui, la référence sur la
ligne doit être relative. Si non, la référence sur la ligne doit être absolue. |
|
Au
lieu de désigner une cellule par des coordonnées, on peut utiliser un nom, à
condition que l'on ait défini auparavant à quelle cellule se rapporte ce nom.
Dans le second exemple, on aurait pu référencer la cellule E2 par le
nom MULTIPLICATEUR. La formule à écrire dans la cellule B5
aurait alors été =MULTIPLICATEUR*B4.
Pour pouvoir utiliser
une référence par nom, deux étapes sont nécessaires :
- Il faut d'abord affecter un nom à une cellule. Cela se fait en tapant le
nom dans la fenêtre d'édition des noms (voir figure 6.1)
ou par l'intermédiaire du menu Insertion/Nom/Définir.
- On peut ensuite utiliser ce nom pour référencer cette cellule dans une
formule. La fenêtre d'édition des noms permet d'introduire facilement des noms
dans les formules.
L'utilisation de la référence par nom procure deux
avantages :
 | Les formules deviennent plus lisibles : une formule du type
=MONTANT_HT*(1+TVA) est bien plus explicite qu'une formule du
type =C2*(1+$D$2) (en supposant que le nom de la cellule
C2 est MONTANT_HT et celui de la cellule D2 est
TVA).
 | En utilisant une référence par nom, la référence absolue de la cellule
devient transparente. Si pour une raison ou pour une autre on est amené à
indiquer la TVA dans la cellule B2 (au lieu de la
cellule D2), il suffit de faire porter le nom TVA sur
cette nouvelle cellule. Ainsi les cellules utilisant la référence par nom ne
seront pas à modifier au contraire des cellules qui utilisaient la référence
absolue $D$2, qu'il faudrait aller modifier à la main. |
|
| 6.2 |
Références à des
plages de
cellules | |
| 6.2.1 |
Référence absolue et
relative | | On
peut avoir besoin de référencer plusieurs cellules adjacentes pour pouvoir
effectuer certains calculs : pensons par exemple au calcul des notes moyennes
d'un élève dans différentes matières.
Le calcul de la moyenne en français
se fait sur les notes contenues dans les cellules B3, B4 et
B5. Une première solution serait d'écrire en B7 la formule
=MOYENNE(B3;B4;B5) : on énumère toutes les cellules en séparant
chaque référence par le signe << ; >>. Cependant,
puisque les cellules référencées sont adjacentes, on peut écrire plus simplement
=MOYENNE(B3:B5). Dans le cas général, pour désigner un ensemble de
cellules adjacentes les unes aux autres et formant une plage rectangulaire, on
se contente de désigner les deux cellules se trouvant aux extrémités haut-gauche
et bas-droite de cette plage, en séparant toutefois la référence à chacune de
ces cellules par le signe << : >>. En mode édition de
formule, la désignation d'une plage peut être faite à la souris en sélectionnant
la plage.
Si l'on a besoin de référencer des cellules se trouvant dans
plusieurs plages (par exemple ici pour calculer la moyenne générale), il suffit
de désigner chaque plage comme précédemment, et de séparer les références à
chaque plage par le signe << ; >>. Ainsi la formule
=MOYENNE(B3:B5;D3:D5) signifie : calculer la moyenne des valeurs se
trouvant dans la plage délimitée par les cellules B3 et B5
(utilisation de << : >> entre B3 et
B5) et (utilisation de ';') dans la plage délimitée par les cellules
D3 et D5 (utilisation de << : >>
entre D3 et D5). Avec la souris, en mode édition de formule,
il suffit de sélectionner les différentes plages tout en appuyant sur la touche
Ctrl.
| 6.2.2 |
Noms et plages de
cellules | | Il
est possible de nommer des plages de cellules de la même façon que pour les
cellules. Pour expliquer le comportement des noms dans les formules, nous allons
expliciter l'exemple de la figure 6.1.
Figure 6.1 : Exemple d'utilisation des noms
Les noms donnés dans la feuille et les formules sont
récapitulées dans le tableau suivant :
| nom |
cellule(s) |
formule |
taux_de_tva |
C2 |
prix_ht |
C5:C11 |
quantité |
D5:D11 |
montant_ht |
E5:E11 |
=quantité * prix_ht |
montant_ttc |
F5:F11 |
=montant_ht*(1+taux_tva) |
total_ttc |
F12 |
=somme(montant_ttc) | Pour
la colonne montant hors taxe, on trouve la formule
=quantité*prix_ht. L'opération * effectue le produit
de deux nombres, soit encore le produit de deux cellules. Excel interprète donc
cette formule de la façon suivante : prendre les contenus de deux cellules des
deux plages nommées montant_ht et quantité situées sur
une même ligne (car ces plages sont verticales) et les multiplier, ce qui
correspond au résultat attendu. Pour la formule =somme(montant_ttc)
contenue dans la cellule de nom total_ttc, la fonction
somme() effectue la somme des contenus d'une plage de cellules,
donc le résultat est la somme des contenus des cellules de la plage de nom
total_ttc.
Figure 6.2 : Différence entre =note1+note2 et
=somme(note1;note2)
Dans le premier cas, l'opération porte sur des cellules, donc
Excel effectue une intersection implicite entre les plages désignées par leur
nom et les lignes lorsque les plages sont verticales (et les colonnes si les
plages sont horizontales). Dans le deuxième cas, la fonction s'applique à une
plage de cellules, et donc l'opération porte sur la plage de cellules désignée.
Un deuxième exemple est celui de la figure 6.2.
Dans la colonne de titre total a été écrite la formule
=note1+note2, le résultat est bien le résultat attendu. Pour la
colonne de titre totalbis a été écrite la formule
=somme(note1;note2), le résultat est la somme de toutes les
cellules contenues dans la réunion des deux plages note1 et
note2.
Les
noms définis peuvent être utilisés dans tout le classeur ce qui signifie qu'un
nom est défini pour tout le classeur. Ceci implique qu'il ne peut exister qu'une
seule cellule ou plage de cellules associée à un nom. Par exemple, le nom
taux_de_tva désignera une cellule unique d'une feuille du
classeur.
Si nous reprenons l'exemple de l'étude de cas du paragraphe 5.1.3,
les feuilles pour les différents représentants sont identiques. Pour les calculs
dans la feuille d'un représentant, on souhaite désigner la plage
B6:E6 par le nom ventes. Ce nom doit être local à la
feuille.
On peut commencer par nommer les feuilles des représentants.
Par défaut, les feuilles s'appellent Feuil1, ... Pour renommer une
feuille, double cliquer sur l'onglet avec son nom, vous pouvez alors la
renommer. Pour définir un nom de cellule local à la feuille, sélectionnez la
cellule, dans la fenêtre de saisie des noms, taper le nom de la feuille suivi
d'un ! suivi du nom de la cellule. Par exemple la feuille du représentant Dupont
a pour nom feuildupont, je sélectionne la zone B6:E6,
je la nomme feuildupont!ventes. Pour utiliser cette plage dans la
feuille, il suffit alors de la désigner par le nom ventes, pour
utiliser cette plage dans une autre feuille, il suffit alors de la désigner par
le nom feuildupont!ventes.
Une deuxième solution, que nous
vous recommandons, consiste à créer la feuille pour un représentant : créer la
maquette, nommer les cellules et plage de cellules, entrer les formules, faire
les mises en forme. Puis, dupliquez cette feuille autant de fois qu'il y de
représentants et enfin renommer les feuilles. Lors de la duplication, les noms
seront alors considérés comme locaux à chacune des feuilles.
| 6.2.4 |
Organisation et Choix
du type de référence à
utiliser | | Comment
choisir tel ou tel mode de référence ? Le choix d'un certain type de référence
ne doit pas se faire au hasard, mais doit résulter d'un minimum de réflexion
afin de construire efficacement sa feuille de calcul. Il faut avoir en tête les
principes suivants :
 | Les cellules isolées qui contiennent des données fixées doivent être
référencées par nom, ce nom sera choisi pour qu'il décrive le contenu de la
cellule (tva, tauxchange, réduction,
...).
 | Pour garantir la cohérence de la feuille de calcul, il faut que chaque
donnée n'apparaisse qu'une seule fois. Par exemple, il est hors de question
que le montant de la TVA apparaisse dans deux cellules D2 et
F6 (Envisagez par exemple le jour où la TVA passe de 18,6% à 20,6% :
que se passera-t-il si vous modifiez la cellule D2 et pas la cellule
F6 ? Réponse : la feuille de calcul risque fort de comporter des
résultats incohérents !).
 | Attribuer des noms aux plages de cellules à chaque fois que cela est
nécessaire et possible. Les formules sont plus faciles à élaborer, à relire ou
à corriger. Les erreurs de références sont moins courantes avec l'utilisation
de noms. |
| |
| 6.3 |
Formules et
Fonctions | | Nous
avons vu dans les deux paragraphes précédents comment faire référence à des
cellules ou à des plages de cellules. Dans ce paragraphe, nous décrivons les
formules qui peuvent être écrites dans un tableur. Rappelons que le tableur sait
que le contenu d'une cellule est une formule si son contenu commence par le
symbole =.
- Les expressions arithmétiques
- Les expressions arithmétiques sont des expressions construites à l'aide
des opérateurs arithmétiques usuels et de constantes, de références, de
fonctions. Les opérateurs disponibles sont :
| + |
Addition |
| - |
(unaire) prendre l'opposé |
| - |
(binaire) soustraction |
| / |
division |
| * |
multiplication |
^ |
élévation à la
puissance | Les règles de priorité usuelles
sont respectées. Les parenthèses permettent de modifier les priorités. Les
expressions arithmétiques portent sur des valeurs numériques. Le tableur
convertit des valeurs. Il est du ressort du programmeur de vérifier la
correction des expressions.
Des exemples d'expressions arithmétiques
sont :
=(B5+$B$2)*5, =ventes-charges,
=somme(ventes)/5.
Remarque : Pour le tableur, une
date est une valeur numérique. Seul, le format d'affichage permet de
visualiser cette valeur comme une date. Ceci permet d'effectuer des opérations
arithmétiques. La plus utile est la soustraction. Par exemple, si la cellule
de nom début contient la valeur correspondant au 5 Mar 98, la
cellule de nom fin contient la valeur correspondant au 18 Mar 98,
la cellule de nom durée qui contient la formule
fin-début aura pour valeur 13.
- Les expressions conditionnelles
- Elles sont construites à l'aide d'opérateurs de comparaison. Ces
expressions ont pour résultat une valeur logique
VRAI ou
FAUX. Les opérateurs de comparaison sont : = : égal à,
> : supérieur strictement à, >= : supérieur ou égal à,
< : inférieur strictement à, <= : inférieur ou égal à,
<> : différent de. Par exemple, l'expression E2 <=
10 aura la valeur VRAI si la valeur contenue dans la
cellule E2 est inférieure ou égale à 10 et la valeur
FAUX sinon. On peut combiner des expressions conditionnelles pour
construire des expressions logiques en utilisant les fonctions logiques
(ET, OU, NON). Ceci est étudié dans le
paragraphe sur les fonctions logiques.
- Les expressions texte
- Elles sont construites à l'aide de l'opérateur & qui permet de
concaténer (mettre bout à bout) deux chaînes de caractères. Si la cellule de
nom
nom contient le texte << Digra >> et la cellule
de nom prénom contient le texte << Omar >>, la
cellule contenant la formule =prénom & nom aura pour valeur
le texte << OmarDigra >>, la cellule contenant la formule
=prénom & " " & nom aura pour valeur le texte <<
Omar Digra >>.
Les
fonctions sont des outils de calcul puissants. Un tableur, Excel en particulier,
met à votre disposition un large éventail de fonctions. Seul un utilisateur
professionnel connaît toutes les fonctions et ses particularités. Vous
utiliserez avec profit l'assistant fonction qui peut être appelé par un bouton
dans la barre d'outils, un bouton dans la barre d'outils quand vous êtes en mode
édition de formule, ou par l'appel du menu Insertion/fonction.
Nous ne
présentons dans ce paragraphe que les fonctions usuelles. Il faut savoir
utiliser l'aide (accessible facilement à partir de l'assistant fonction) pour
rechercher une fonction et connaître son utilisation : sa syntaxe (comment
l'écrire), ses paramètres (à quoi peut-on l'appliquer), son effet, ses
restrictions.
La figure 6.3
donne en exemple la page d'aide de la fonction TEXTE.
Figure 6.3 : La page d'aide de
TEXTE
Les fonctions de feuille de calcul sont regroupées en
différentes catégories (voir figure 6.4).
Figure 6.4 : Catégories de fonctions
Notez que toute fonction est suivie de parenthèses.
| Exemples de fonctions de date et
d'heure | |
- AUJOURDHUI
- Cette fonction renvoie la valeur numérique correspondant à la date du jour
ce qui permet d'obtenir la date du jour en utilisant le format Date. Cette
fonction est une fonction sans paramètre (elle n'a pas d'argument). La syntaxe
est
AUJOURDHUI().
- MOIS
- Cette fonction renvoie le numéro du mois qui correspond à la date associée
à la valeur numérique passée en argument. Cette fonction est donc une fonction
à un paramètre. La syntaxe est
MOIS(valeurnumérique). Par
exemple, si la cellule de nom datecommande contient la valeur
numérique correspondant au 15/02/98, alors MOIS(datecommande)
aura la valeur 2.
| Exemples de fonctions de
texte | |
- MAJUSCULE
- Cette fonction renvoie le texte passé en argument en majuscules. La
syntaxe est
MAJUSCULE(valeurtexte). Par exemple,
MAJUSCULE("bonjour") renvoie << BONJOUR >>. Si la
cellule de nom nomclient contient la valeur << Dupond
>>, MAJUSCULE(nomclient) renvoie << DUPOND >>.
- CNUM
- Cette fonction convertit le texte passé en argument en la valeur numérique
correspondante. Si le texte ne peut être converti, la valeur
#valeur! est renvoyée. Par exemple, CNUM("1200 F")
renvoie 1200, CNUM("toto") renvoie une erreur.
| Exemples de fonctions
logiques | | Les
fonctions logiques permettent de construire des expressions logiques à partir
d'expressions conditionnelles. Ces fonctions sont importantes et nous en donnons
ici la liste complète.
- ET
- Cette fonction renvoie le valeur
VRAI si tous ses arguments
ont la valeur VRAI, et FAUX sinon. Cette fonction
admet un nombre d'arguments compris entre 1 et 30. La syntaxe est
ET(valeurlogique1;valeurlogique2;...). Par exemple,
ET(A1<4;A1>=0) vaut VRAI si A1
contient la valeur numérique 3, vaut FAUX si A1
contient -1 ou 7.
- OU
- Cette fonction renvoie le valeur
VRAI si l'un au moins des
arguments a la valeur VRAI, et FAUX sinon
(c'est-à-dire si tous les arguments ont la valeur FAUX). Cette
fonction admet un nombre d'arguments compris entre 1 et 30. La syntaxe est
OU(valeurlogique1;valeurlogique2;...). Par exemple,
OU(A1<7;A1>=10) vaut VRAI si A1
contient la valeur numérique 3 ou 15, vaut FAUX si
A1 contient 8.
- NON
- Cette fonction renvoie la valeur logique contraire de la valeur logique
passée en argument. La syntaxe est :
NON(valeurlogique).
- SI
- Cette fonction renvoie une valeur ou une autre selon la valeur de vérité
d'une expression logique. La syntaxe est :
SI(testlogique;valeursiVRAI;valeursiFAUX). Le premier argument
testlogique doit être une expression logique de résultat
VRAI ou FAUX, le deuxième argument est la valeur
retournée par la fonction si l'expression logique a la valeur
VRAI, le troisième argument est la valeur retournée par la
fonction si l'expression logique a la valeur FAUX. Par exemple,
si la cellule de nom ventes contient la valeur 1200, si la
cellule de nom charges contient la valeur 1500 (respectivement
1000), la
formule
SI(ventes>=charges;"excédent";"déficit")
renvoie le texte << déficit >> (respectivement << excédent
>>).
Le test logique peut être une expression logique, par
exemple :
SI(ET(moyenne>=12;moyenne<14);"assez
bien";"autre").
On peut imbriquer les si, par exemple
:
SI(moyenne >=12;"a.bien"; SI(moyenne
>=10;"honorable";"échec")).
| Exemples de fonctions
mathématiques | | Toutes
les fonctions mathématiques et trigonométriques usuelles sont disponibles
(SIN, LN, RACINE,...).
- ARRONDI
- Cette fonction renvoie la valeur numérique donnée comme premier argument
arrondie au nombre de chiffres passé en second argument. La syntaxe est
ARRONDI(valeurnumérique;nombrechiffres). Par exemple,
ARRONDI(29,372;2) vaut 29,37 ; ARRONDI(29,372;1)
vaut 29,4 ;
ARRONDI(29,372;0) vaut 29 ;
ARRONDI(29,372;-1) vaut 30.
- SOMME
- Cette fonction renvoie la somme de toutes les valeurs numériques passées
en argument. La syntaxe est :
SOMME(argument1;argument2;...). Les
arguments peuvent être des valeurs numériques, mais le plus souvent les
arguments seront des références à des plages de cellules. Dans ce cas, seules
les valeurs numériques sont prises en compte dans le calcul de la somme. Un
exemple est donné dans la figure 6.5.
B3 |
B4 |
B5 |
SOMME(notes) |
MAX(notes) |
MOYENNE(notes) |
NB(notes) |
NBVAL(notes) |
| 07 |
11 |
12 |
30 |
12 |
10 |
3 |
3 |
| 12 |
abs |
14 |
26 |
14 |
13 |
2 |
3 |
| 15 |
|
abs |
15 |
15 |
15 |
1 |
2 |
Figure 6.5 : fonctions statistiques ; la plage de
cellules B3:B5 a pour nom notes
La
plupart des fonctions statistiques sont disponibles (médiane, écart type,
variance, ...). Nous ne détaillons dans ce paragraphe que les fonctions les plus
basiques. En général, les arguments seront des références à des plages de
cellules comme pour la fonction SOMME.
- MAX
- Cette fonction renvoie la plus grande valeur numérique de la liste des
arguments. La syntaxe est :
MAX(argument1;argument2;...). Un
exemple est donné dans la figure 6.5.
- MIN
- Comme MAX mais MIN !
- MOYENNE
- Cette fonction renvoie la moyenne arithmétique des valeurs numériques de
la liste sans prendre en compte les autres valeurs. La syntaxe est :
MOYENNE(argument1;argument2;...). Un exemple est donné dans la
figure 6.5.
- NB
- Cette fonction renvoie le nombre de valeurs numériques dans la liste des
arguments. La syntaxe est :
NB(argument1;argument2;...). Un
exemple est donné dans la figure 6.5.
- NBVAL
- Cette fonction renvoie le nombre de cellules non vides (contenant des
valeurs numériques ou pas) dans la liste des arguments. La syntaxe est :
NBVAL(argument1;argument2;...). Un exemple est donné dans la
figure 6.5.
Pour bien comprendre la différence entre les fonctions NB et
NBVAL, en se référant aux exemples de la figure 6.5,
la formule
=SOMME(notes)/NB(notes) permet de calculer la
moyenne en ne tenant pas compte des absences (elles sont justifiées), c'est ce
que fait la fonction MOYENNE, la
formule
=SOMME(notes)/NBVAL(notes) permet de calculer la
moyenne en comptant une absence comme 0 (les absences ne sont pas justifiées).
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